
Littérature Nº221 (1/2026)
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Pascal inspire une parole brûlante et non la douceur. Or, son concept théologique s’oppose à l’interprétationmondaine de la douceur. Car l’augustinisme, selon la grâce, la liberté et la volonté humaines, fait de la douceur de Dieu, une violence nécessaire à la Conversion du pécheur. La Vie de monsieur Pascal par sa soeur, Gilberte Périer, de même la Prière pour demander à Dieu le bon usage des maladies témoignent d’une conception de la douceur divine comme pénitence, qui ouvrira l’accès à la consolation du pécheur. Les Pensées s’adressent ainsi à une humanité condamnée par la transmission du péché originel d’Adam à l’espèce entière, désormais attachée à ce qui la détruit, et que, seule, dans son avènement de douceur, la souffrance christique de la Rédemption pourrait sauver d’une vie déjà minée par la mort.
Pascal inspires burning words rather than douceur. Indeed, his theological concept contrasts with the worldly interpretation of douceur. Because Augustinianism, centred on grace, freedom and human free will, makes God’s gentleness a necessary violence for the Conversion du pécheur (Conversion of the Sinner). La Vie de monsieur Pascal by his sister Gilberte Périer, as well as the Prière pour demander à Dieu le bon usage des maladies (Prayer to ask God for the Proper Use of Illness) reveal a conception of divine gentleness as penance, which opens the way to consolation for the sinner. In this sense, Pascal’s Pensées address a humanity condemned by the transmission of Adam’s original sin to the entire species, now attached to what destroys it, and which only the redemptive suffering of Christ, in his avènement de douceur (gentle advent), can save from a life already undermined by death.

