
Littérature Nº221 (1/2026)
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Cet article examine la douceur comme une esthétique propre à Chantal Akerman dans son adaptation cinématographique de La Prisonnière. En s’inspirant des réflexions d’Anne Dufourmantelle, la douceur est ici étudiée comme une force activant l’écriture latente d’une oeuvre. Akerman aborde le texte proustien comme un matériau vivant dont la puissance est à investir, notamment celle de la douceur féminine. Sa réécriture filmique qui travaille dans et sur la douceur s’apparente à une certaine forme d’écriture féminine.
This article explores douceur as an aesthetic relating specifically to Chantal Akerman in her cinematic adaptation of La Prisonnière. Taking inspiration from the reflections of Anne Dufourmantelle, douceur here is studied as a force that activates the latent writing of a work. Akerman approaches Proust’s text like a living material whose power is to be invested, especially the power of feminine douceur. Her rewriting for the screen, which engages in and explores douceur, resembles a certain form of women’s writing.

