
Littérature Nº221 (1/2026)
Pour acheter ce numéro, contactez-nous
Recevez les numéros de l'année en cours et accédez à l'intégralité des articles en ligne.
Cet article s’interroge sur la constante réversibilité de la douceur et de la cruauté dans l’oeuvre de Pascal Quignard. Si la quête de la douceur prend très souvent des formes paradoxalement violentes, c’est sans doute parce qu’elle est d’ores et déjà définitivement perdue. Et perdue depuis toujours. Il peut arriver cependant, pour peu que l’on s’ouvre à la souffrance d’autrui, qu’à la manière d’un fantôme, elle fasse retour. De tels moments sont aussi rares que merveilleux, et la présence d’un chat n’y est jamais étrangère.
This article explores the constant reversibility of douceur and cruelty in the works of Pascal Quignard. While the quest for douceur very often takes paradoxically violent forms, this is doubtless because it is already permanently lost. And has always been lost. It can happen, however, if we open up to the suffering of others, that, like a ghost, it reappears. Such moments are as rare as they are wondrous, and the presence of a cat is never a stranger to them.

