
Histoire, Economie et Société (3/2026)
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Début novembre 1635, la ville lorraine de Saint-Nicolas-de-Port connaît plusieurs jours de pillage, par des soldats issus des armées rassemblées en nombre dans les environs proches. Soumise alors à la protection du roi de France, la ville n’est pas défendue par les troupes françaises de Nancy. Nul ne sait vraiment qui a engagé ce drame, identique à celui connu par bien d’autres lieux au cours de la guerre de Trente Ans. Pourtant, cette affaire interroge dans le contexte de l’occupation française du duché de Lorraine. Français et Lorrains ont chacun, a priori, un avantage politique à tirer de ce sac, mais force est de constater que la médiatisation de l’événement est des plus limitée, ce qui permet aussi de discuter l’idée de la mémoire de ce qui est dénommé le « sac de Saint-Nicolas-de-Port ».
In early November 1635, the Lorraine town of Saint-Nicolas-de-Port was plundered for several days by soldiers from the armies massed in the surrounding area. Although under the protection of the King of France, the town was not defended by French troops from Nancy. No one really knows who was responsible for this tragedy, which was similar to those experienced by many other places during the Thirty Years’ War. However, this incident raises questions in the context of the French occupation of the Duchy of Lorraine. The French and the duke of Lorraine each had, in principle, a political advantage to gain from this sacking, but it is clear that media coverage of the event was very limited, which also allows us to discuss the idea of the memory of what is known as the “sacking of Saint-Nicolas-de-Port.”

