
Langages Nº 243 (3/2026)
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L’objet de cette contribution est la description et l’analyse de la discipline « Sciences du langage » du point de vue du Conseil National des Universités. Dans une courte diachronie d’une vingtaine d’années, il s’agit de dégager les grandes tendances des domaines de recherche qui configurent la discipline. Deux séries de statistiques sur la qualification aux fonctions de maître et maîtresse de conférences permettent de repérer, d’une part, les domaines les plus travaillés, d’autre part, ceux où les travaux reçoivent le taux de qualification le plus élevé. Ces éléments sont mis en relation avec les lieux de soutenance des thèses et les nouvelles dispositions des études doctorales en France, pour faire apparaître la diversité des pratiques, les évolutions et le possible devenir des Sciences du langage.
The aim of this paper is to describe and analyse the discipline of “Language Sciences” from the perspective of the National Council of Universities. By examining a short diachronic period of around twenty years, the aim is to identify the major trends in the research areas that define the discipline. Two sets of statistics on qualification for the posts of senior lecturer and associate professor make it possible to identify, on the one hand, the most frequently researched fields and, on the other, those in which research yields the highest qualification rates. These findings are examined in relation to the locations where theses are defended and the new regulations governing doctoral studies in France, in order to highlight the diversity of practices, developments and the potential future of the Language Sciences.