
Littérature Nº223 (3/2026)
Pour acheter ce numéro, contactez-nous
Recevez les numéros de l'année en cours et accédez à l'intégralité des articles en ligne.
La Mémoire des oeuvres a valu à Judith Schlanger de trouver (en deux temps : 1992 pour sa première édition chez Nathan, 2008 pour sa réédition chez Verdier) un nouveau public. Peut-être parce qu’il y est continûment question de ce qui fait le propre de la littérature. L’essai est venu offrir une authentique théorie, intégrale sans être dogmatique. En privilégiant le style à la doctrine, Judith Schlanger a livré une conception des Lettres comme espace mémoriel dont on peut dire que ses lecteurs l’ont reçue avec la force de l’évidence. Une clé pour en comprendre la signification reste néanmoins à examiner : l’influence déterminante exercée par L’Homme précaire et la littérature d’André Malraux. On s’y emploie dans cet article.
La Mémoire des oeuvres earned Judith Schlanger a new audience (in two stages: 1992 for the first edition published by Nathan, then 2008 for the reprint by Verdier). Perhaps because it continually questions what constitutes the essence of literature. The essay provided an authentic theory, comprehensive without being dogmatic. By favouring style over doctrine, Judith Schlanger delivered a conception of Humanities as a space of memory, which clearly struck a chord with her readers. One key to understanding its meaning, however, has yet to be explored: the decisive influence exerted by André Malraux’s L’Homme précaire et la littérature. That is what we set out to do in this article.

