
Revue de l'histoire des religions (2/2026)
Pour acheter ce numéro, contactez-nous
Recevez les numéros de l'année en cours et accédez à l'intégralité des articles en ligne.
Des dépôts composés d'objets et d'autres matériaux déposés au sol ou dans des cavités révèlent des rituels qui ont eu lieu dans des sanctuaires antiques. Dans les fouilles du sanctuaire extra-urbain d’Akragas en Sicile (Sant’ Anna, Agrigente), parmi les nombreux fragments en terre cuite, ceux qui ont été brisés, davantage que les objets intacts, permettent de reconstituer des séquences des gestes qui forment les assemblages des dépôts. L’examen du contexte et de l’état des fragments (vases, statuettes, tuiles), révèle l’existence d’une “bonne façon” de mettre en pièces Ales objets, de les manipuler différemment que dans le quotidien. Les gestes que nous examinons ici, depuis la mise en pièces jusqu'à l'assemblage des dépôts, sont un témoignage de l’efficacité attendue des rites.
The depositions of artefacts and other materials in or on the ground in ancient sanctuaries are traces of rituals that were accomplished there. In the excavations of the extra-urban sanctuary of Akragas in Sicily (S. Anna, Agrigento), among the numerous fragments of terracotta objects, the broken ones – even more than whole artefacts – make it possible to reconstruct the sequence of acts (“gestes”) that led to their deposition. A study of the context and condition of fragments (vessels, statuettes, roof tiles) reveals the importance of “correct” handling during the breaking of these objects, in a way that differed from ancient everyday practices. We argue that these depositions constitute evidence of the expectation that ancient rituals would be effective.

