
LITTÉRATURE Nº 219 (3/2025)
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La figure d’Hippocrate, associée dans l’imaginaire occidental à l’origine de la médecine, est également attachée à une série de textes consacrés aux maladies des femmes, particulièrement aux dysfonctionnements de l’organe de la génération – « matrice » ou « utérus ». Se pose ainsi la question des origines de la gynécologie : peut-on véritablement faire de textes aux conditions de production et de transmission bien particulières le manifeste d’une prégynécologie moderne ? Il convient de retourner aux textes, qui ne donnent pas de témoignage uniforme concernant la question de la nécessité d’une médecine des femmes.
Hippocrates, widely considered as the father of medicine in western minds, is also associated with a series of texts on women’s diseases, particularly dysfunctions of the “organ of generation” – the “matrix” or “uterus”. This raises the issue of the origin of gynaecology : can we legitimately consider these texts, produced and transmitted under quite unique conditions, as a manifesto for the precursor of modern gynaecology ? To answer this question we must go back to the texts, which lack consistency on the subject of the need for women-specific health care.

