
Langages Nº 241 (1/2026)
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Le manque de description linguistique de la LSF, l’absence d’outil d’évaluation et l’hétérogénéité de la population sourde ne nous permettent pas de caractériser et diagnostiquer un trouble du langage en LSF (TDL). Pour répondre à ce besoin, nous proposons un test qui évalue les compétences morphosyntaxiques chez des enfants sourds signeurs. En amont, nous avons introduit une nouvelle typologie des prédicats en LSF, mais également un Indice de Potentiel Langagier (IPL) nous permettant de rendre compte des facteurs environnementaux impactant le développement du langage chez ces enfants. Ainsi, nous avons observé l’effet du potentiel langagier sur les compétences réceptives et expressives : plus les enfants disposaient d’un IPL robuste (IPL fort), meilleures étaient les compétences morphosyntaxiques. Ce premier test et ces premiers résultats pourraient initier la mise en place d’un diagnostic de TDL en LSF.
The lack of linguistic description of French Sign Language (LSF), of language skills assessment tool, and the heterogeneity of the deaf population, do not allow us to characterize and diagnose a language disorder in LSF. Consequently, we decided to create a test that assesses morphosyntactic skills in deaf signing children. Upstream, we proposed a new typology of predicates in LSF, but also a Linguistic Potential Index (LPI) allowing us to account for the environmental factors impacting the language development of these children. Thus, when assessing morphosyntactic skills, we observed the effect of factors grouped in the LPI on the receptive and expressive skills of CP: the more robust language potential the children had (strong LPI), the better the morphosyntactic skills. This first test and these first results could initiate the establishment of a diagnosis of TDL in LSF.