
Littérature Nº222 (2/2026)
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Dans le sillage de la pensée des Lumières, puis de la Révolution française, le début du XIXe siècle articule les notions d’éloquence et d’influence de deux manières différentes. D’un côté, l’éloquence est perçue comme un moyen conscient mis au service de l’influence politique ; d’un autre côté elle est envisagée comme l’équivalent même de l’influence en tant que force invisible. L’orateur ne serait alors que le relais de cette force : il n’y a plus d’influencé ni d’influenceur, mais un lien multidirectionnel permettant la « communion fraternelle des âmes ».
In the wake of the thinking of the Enlightenment, then the French Revolution, the early 19th century articulates the concepts of eloquence and influence in two different ways. On one hand, eloquence is perceived as a conscious means of exerting political influence; on the other, it is seen as the exact equivalent of influence, as an invisible force. In the latter case, the speaker simply channels this force: there is no influence or influencer, just a multidirectional pathway enabling the “fraternal communion of souls”.

