
Romantisme N°211 (1/2026)
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Tandis que la fable est quelque peu éclipsée par le roman, de nombreux prêtres tentent de lui redonner du lustre en publiant des morceaux choisis d’auteurs classiques ou des fables qu’ils ont euxmêmes composées. Cet intérêt s’explique à la fois par leur volonté de défendre la culture classique, associée au prestige littéraire, et par le désir de mettre à la disposition de leurs élèves une littérature éducative. La mise en scène des animaux est avant tout envisagée comme un artifice destiné à capter l’attention. Les animaux sont mobilisés pour incarner des archétypes comportementaux, qui résultent de leurs caractéristiques physiques ou de lectures anthropomorphiques. Ce faisant, la fable contribue à ancrer les représentations associées à ces animaux. Elle est peu perméable aux innovations stylistiques et aux découvertes scientifiques.
While the fable was somewhat eclipsed by the novel, many priests attempted to restore its prestige by publishing selected pieces from classical authors or fables they had composed themselves. This interest stemmed from their desire to both defend classical culture, which was associated with literary prestige, and make educational literature available to their pupils. Assigning roles to animals was seen above all as an artifice designed to capture attention. Animals were used to embody behavioral archetypes, based on their physical characteristics or anthropomorphic readings. In this way, the fable helped to anchor the representations associated with these animals. It was not very receptive to stylistic innovations and scientific discoveries.

